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Les quelques dernières semaines ont été houleuses sur le plan professionnel. Du moins, plus qu’à l’habitude. [C’est pour cette raison d’ailleurs que sont passées plusieurs depuis ma dernière publication; je m’en excuse!]

Du litige, des clients en pleine remise en question – autant sur le plan artistique que relationnel – des désaccords, incompréhensions et confusions. Le tout au coeur d’une tempête médiatique extraordinaire confondant parfois étrangement son rôle avec celui de notre système de droit et de nos tribunaux. [Mais ça, c’est un autre débat…!]

Vivement l’hiver !

Cependant, à travers cette actualité plutôt lourde, mon rôle m’est aussi apparu faire plus de sens que jamais : à titre d’avocat en droit des arts et du divertissement, ma tâche consiste à accompagner et à guider mes clients, en maintenant la tête froide.

Le milieu des arts étant ce qu’il est – animé par le déséquilibre et l’effervescence – il importe de s’imposer et de démontrer le réel intérêt d’un partenaire juridique.

Pourquoi un avocat ?

La vie artistique implique de multiples tâches juridiques et administratives : la gestion des droits et la perception des redevances, la gestion (et la compréhension) d’une quantité faramineuse de contrats (disque, licence, gérance, édition, spectacle, tournée, graphisme, illustration, distribution, etc.), la gestion du risque et des situations de crise  ̶  très souvent parce qu’il n’y avait justement pas de contrat, etc.

Laisser ces obligations au hasard, c’est accepter d’en être dépendant ; c’est les laisser orienter notre carrière plutôt qu’en tenir les rennes.

Évidemment, la connaissance juridique ne devrait pas être un luxe, mais bien un standard : ma philosophie demeure toujours qu’un artiste plus instruit est un meilleur artiste.

Cela dit, il importe de connaître ses limites, de comprendre que de nombreuses décisions peuvent avoir un impact majeur sur une œuvre ou une carrière et d’obtenir conseil lorsque nécessaire.

Un soutien juridique, d’affaires… et moral

Oui, un avocat répondra à vos « questions d’avocat ». Oui, il pourra vous expliquer quels sont vos droits. Mais il peut aussi vous conseiller quant à l’angle à prendre dans le cadre d’une négociation avec votre gérant/conjoint ainsi que vous aider à choisir entre deux maisons de disque dont il connaît le fonctionnement, les artistes et les ressources humaines.

Votre avocat n’est pas (nécessairement) un professionnel à l’apparence neutre que vous devez aller consulter lorsque vos droits sont mis en péril ; il peut vous orienter et devenir un conseiller d’une grande importance dans votre carrière.

Un investissement

Et pour plusieurs, les coûts que représentent les services d’un avocat peuvent réduire l’envie d’y avoir recours.

Cependant et tout d’abord, essuyons dès maintenant un préjugé : les services d’un avocat ne sont pas (toujours) inaccessibles. Beaucoup offrent des tarifs particuliers ainsi que des premières consultations gratuites ou à coûts modiques, lesquelles permettent généralement de répondre à un ensemble considérable de questionnements.

Certes il s’agit d’un investissement, mais lorsque vient le temps de signer une entente s’échelonnant sur une longue période de temps ou une entente dépossédant l’un de son patrimoine artistique, il s’agit certainement d’un investissement intéressant !

:: Pour le reste, je vous attends au bureau, qu’on en discute autour d’un café au lait.

 

 

:Crédit photo : Hermes Rivera via Unsplash

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